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Bienvenue à tous sur ce site naissant.

En fonction de mon temps disponible, je vous proposerai des réflexions, des citations, des résumés d’essais et bien d’autres choses. Le but n’étant pas uniquement de fournir des informations, mais aussi d’en partager, d’en discuter, de les confronter, de les conforter ; en somme : de les faire vivre.

Je clairsèmerai également quelques productions fictionnelles de mon cru.

Si vous voulez me faire des propositions de sujets, ou attirer mon attention sur tel ou tel point, l’adresse mail contact@pierre-valentin-vilaeys.be récoltera toutes vos idées.

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Je vous souhaite plein de verve pour vivifier les idées et participer aussi modestement soit-il au développement et à l’entretien de l’esprit critique. Et même si vous réalisez uniquement un furtif passage en catimini, j’espère que ce site aura attisé en vous un débat personnel.

Au plaisir !

Pierre-Valentin Vilaeys

Derniers ajouts

Citation de la semaine : Contre une conception libérale et communautarienne de la laïcité

« S’il est indéniable que la laïcité doit se dégager d’un combat antireligieux qui date du temps où l’Église refusait les libertés publiques (et donc la séparation avec l’État), il n’en reste pas moins que le mouvement de balancier peut porter trop loin dans l’autre sens : en redonnant aux Églises une position politique qu’elles avaient perdue, …

Une étape franchie !

Bonjour à tou.te.s, Je viens de terminer ce matin le brouillon d’une pièce de théâtre ! Les premiers éléments du plan furent jetés sur papier début juin 2017 ; quant au brouillon proprement dit, je le commençai mi-juillet.

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P-W

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Requiem souterrain op. 2

L’Enfer, c’est d’abord les Pensées, ces langues de feu indocile qui nous lèchent de l’intérieur. Quant aux Autres, ils se contentent de nous pousser dans le brasier… du bout de l’index.

Sénepse

 

Madame, Monsieur,

Puisque vous lisez ces lignes, je gis au fond de l’Escaut, le corps étreint par de sinistres courants d’eaux ténébreuses…

Ironie du sort : après avoir balloté toute ma vie au rythme chaotique des remous internes, la mort m’aura délaissé à l’agitation de forces externes. Au moins cet enfer-ci ressemble davantage à un paradis d’athée !

Mon histoire posthume, ce requiem souterrain, trace le chemin emprunté dans l’univers de mes possibles. Avais-je seulement d’autres choix ? Pouvais-je espérer bifurquer dans d’autres directions ? Savais-je de moi-même opter pour une autre destination ? Ma responsabilité entra-t-elle en jeu un seul instant ? Si non, qui ou quoi aiguilla ma destinée ? Car comme l’exprime Sénepse, si réellement “les lignes du destin s’écrivent à l’encre du hasard”, alors la notion de responsabilité s’effrite pour dévoiler en son foyer un mirage, une illusion…

L’illusion, cette clef de voûte de mon histoire, nous y sommes tous enchaînés. « L’illusion correspond aux limites de notre appareil cognitif », écrit Pascal Charbonnat[1]. Il ne s’agit pas de prêcher un relativisme niais, mais force est de constater à quel point l’appareil cognitif d’un primate, aussi imbu de lui-même soit ce dernier, restera toujours immensément limité.

Ce requiem à ma mémoire soulève de nombreuses interrogations. Principalement celle-ci : jusqu’où l’imagination peut être un exutoire sain ? Voilà l’une de mes premières questions posées à cet étrange psychiatre, question à laquelle il me proposa – en un sens – une forme de réponse. Mais de quelle imagination traite-t-on ici ? De la mienne, de celle d’Amauri Pluten, ou encore de celle de Kadef ? Ou serait-ce celle de l’auteur lui-même ? Je vous laisse retrouver votre chemin dans ce dédale de personnalités. Au fait, Madame, Monsieur, si au terme de votre lecture, des mystères subsistent, si des doutes résistent, soyez sans crainte : de toute façon, le nombre de nos interrogations à notre trépas surpasse toujours la quantité de questions héritée à notre naissance.

Avant de clore mon propos, j’ajouterai ceci : par de nombreux aspects, le terme de mon existence aura cherché à rendre un hommage – certes modeste et sans prétention aucune – à Fiodor M. Dostoïevski. Ses ouvrages et ses propres interrogations m’auront accompagné jusqu’au bout, notamment cette question philosophique primordiale : pourquoi le recours au suicide ne tente pas davantage d’animaux humains dans nos sociétés ? La survie des murènes, vraiment ? En tout cas, une chose est certaine : les murènes ne survivent pas à l’immersion prolongée.

Sur ce, Madame, Monsieur, je retourne à mon néant,

Semeur Premot

[1] Vers un déterminisme libéré de la cause (p. 324), in Matière première n°2/2012 : Le déterminisme entre sciences et philosophie, Éditions Matériologiques, 2012



Semeur Premot est le personnage principal du roman Requiem souterrain op. 2, sous-titré Pour nocher et enfer. Ce roman, écrit l’année dernière, le premier que je termine, est en quête d’un éditeur.

L’histoire se déroule à Tournai (Belgique), enfouie dans l’architecture sombre et croulante de vieilles rues étroites et sinueuses. Suite à un évènement funeste comme peut en faire survenir le hasard, la santé psychique de Semeur périclite, au point de lui faire aspirer au néant. Par une nuit énigmatique, un inconnu lui propose de se rendre chez un psychiatre. La narration du roman débute le soir où Semeur se décide à se rendre chez ce médecin de l’esprit aux méthodes peu orthodoxes. Sans espérer la moindre amélioration de son existence, et malgré ses réticences, Semeur s’épanchera… au risque de se perdre.

Outre l’histoire, dont la structure délibérément éclatée dissimule des zones plus sombres encore que l’ambiance générale, l’intérêt potentiel de ce Requiem souterrain réside dans les nombreuses réflexions sur la machinerie psychique et ses multiples détraquements. Des thèmes liés y sont abordés, comme l’illusion ou la sensation de libre arbitre.

P-W


Voici une brochure de présentation du roman au format pdf. Vous y trouverez notamment une interview et quelques extraits : Requiem souterrain op. 2_Brochure de présentation

NB : Une page vouée aux commentaires d’éventuels lecteurs sera créée par la suite – à supposer qu’un éditeur veuille se lancer dans la publication du roman. En attendant, vous pouvez utiliser l’adresse de courriel contact@pierre-valentin-vilaeys.be pour toutes question ou suggestion.

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